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Edmonton, Alberta, le 28 avril 2017 Les appartenances plurielles et diversité collective

La version prononcée fait foi.

C’est un grand plaisir d’être parmi vous, aujourd’hui, pour échanger sur les appartenances plurielles et la diversité collective; des éléments fondamentaux de l’histoire et de l’identité canadiennes.

Je suis très heureux d’être ici, à la Faculté Saint-Jean. À bien des égards, la Faculté incarne un idéal : des étudiants francophones et francophiles y poursuivent leurs études universitaires en français dans un contexte majoritairement anglophone.

J’aimerais remercier les organisateurs de ce colloque, soit madame Valérie Lapointe-Gagnon, ainsi que messieurs Serge Dupuis, Rémi Léger et Alex Tremblay-Lamarche, pour cette initiative.

Ce colloque nous permet d’échanger nos visions et nos aspirations. Voilà un dialogue qu’il faudra poursuivre.

Introduction

À l’heure actuelle, de nombreux défis internationaux provoquent des replis identitaires importants et exacerbent les tensions dans de nombreux États.

Dans ce contexte préoccupant, nous croyons que la formule fédérale canadienne, conçue en 1867 pour unir les forces d’une population peu nombreuse répartie sur un territoire immense au sein d’un système politique devant tenir compte des différences des groupes qui la composaient, nous donne, encore aujourd’hui, le cadre nécessaire pour concilier avec succès la diversité et l’unité. Cent cinquante ans après, ce cadre demeure cependant à parfaire pour mieux respecter et reconnaître les identités de chacun.

Le fédéralisme que nous voulons, fondé sur la reconnaissance des appartenances plurielles et de la diversité collective, nationale ou communautaire peut répondre aux demandes des différentes collectivités d’un même territoire.

Mais encore faut-il qu’il y ait une réelle volonté de vivre ensemble, ce qui sous-entend un désir de vouloir comprendre les particularités, les identités de ceux qui vivent ensemble. Cette compréhension n’est pas innée; elle n’est pas automatique. Elle doit être voulue et recherchée.

Je vous donne un exemple très actuel de ce que j’entends par « vouloir avoir une compréhension des identités de ceux qui vivent ensemble ». Nous avons tous entendu parler de la télésérie intitulée Canada : Story of Us, diffusée par la CBC. Cette série se veut un reflet de notre histoire. Malheureusement, bien des raccourcis ont été pris. Des événements historiques cruciaux sont passés sous silence. Les explorateurs français et les Canadiens français sont caricaturés.

Cette série et les réactions suscitées illustrent la nécessité de reprendre le dialogue sur ce que nous sommes, ensemble. Plutôt que d’être paralysés par la polémique que la série suscite, il faut saisir l’occasion d’écouter pourquoi d’autres ne se reconnaissent pas dans une trame historique sur le « making of Canada ».

Aujourd’hui, je vous présente une vision du vivre-ensemble et une conception de notre avenir commun. Je vous propose donc des pistes de réflexion reposant sur la diversité collective et ses différentes expressions nationales ou communautaires.

1) Les sources du projet plurinational

Permettez-moi de commencer par un aperçu des événements-clés de notre projet plurinational canadien.

Laissons d’abord parler George-Étienne Cartier, co-premier ministre sous le régime de l’union et un des pères de la fédération. En 1867, au moment où entrait en vigueur ce qu’on appelait alors l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, il disait : « Telle est la signification que l’on doit attacher à cette constitution. On y voit la reconnaissance de la nationalité canadienne-française… »

Avant de devenir le premier premier ministre de l’État fédéral, John A. Macdonald renonce à l’union législative, car, dit-il : « ce système est impraticable (…) Il ne saurait rencontrer l’assentiment du peuple du Bas-Canada ».

Cette reconnaissance de la diversité nationale n’est pas nouvelle en 1867. Elle prend sa source dans l’Acte de Québec de 1774. Adoptée en raison de la nécessité d’adapter les institutions de la colonie, cette loi reconnaît aux Canadiens français le droit de conserver leurs institutions et le droit civil français, tout en garantissant le libre exercice de la religion catholique.

Elle prend sa source dans la Loi constitutionnelle de 1791, adoptée dans la foulée de l’arrivée massive de colons loyalistes à la suite de la guerre d’indépendance américaine. Cette loi crée les provinces du Bas-Canada et du Haut-Canada pour permettre aux populations canadienne-française et canadienne-anglaise de se développer chacune selon ses aspirations et de se gouverner par des lois appropriées à son caractère.

Elle prend sa source dans l’œuvre des co-premiers ministres Louis-Hippolyte La Fontaine et Robert Baldwin, qui contourne les effets de l’Acte d’union de 1840, laquelle avait pour effet de fusionner les provinces du Haut-Canada et du Bas-Canada, en développant par voie de convention le système de double majorité au Canada-Uni.

Au départ, nos textes constitutionnels et nos pratiques politiques reconnaissent que l’appartenance commune ne peut prendre appui sur l’effacement des appartenances particulières. L’idée d’un pacte entre les Canadiens français et les Canadiens anglais est présente dès le début. Il s’agit d’un compromis fédératif qui permet à tous d’œuvrer ensemble tout en conservant suffisamment d’autonomie pour développer leurs institutions et conserver leurs caractéristiques propres.

Toutefois, et vous le savez très bien, la Confédération marque un moment décisif dans l’histoire des Canadiens français. Cela est en grande partie attribuable au fait que les fondateurs n’ont pas prévu de garantie pour les francophones vivant à l’extérieur du Québec.

D’ailleurs, ces derniers ne comptaient aucun représentant au moment des négociations qui ont mené à l’adoption de la Loi constitutionnelle de 1867. De plus, les droits des francophones en situation minoritaire ne sont que brièvement abordés lors de ces négociations. Les francophones vivant à l’extérieur du Québec sont alors, en quelque sorte, laissés à leur propre sort en situation minoritaire.

Ainsi, à cet égard, le sociologue Fernand Dumont écrivait : « [L]es pères de la Confédération n’ont guère prévu que la présence de francophones dans le futur pays allait entraîner des problèmes de coexistence, alors qu’ils ont aménagé avec soin le sort des anglophones de la future province de Québec. »

La minorisation des francophones à l’extérieur du Québec, sans que ceux-ci bénéficient des garanties nécessaires à leur épanouissement collectif, a eu des conséquences importantes pour ces communautés. Par ailleurs, l’avènement de la fédération, en 1867, ouvrira la porte à une transformation importante des rapports entre les groupes francophones cent ans plus tard.

Avec 1867, les Canadiens français habitant la nouvelle province de Québec disposent désormais d’institutions leur permettant de s’épanouir dans un contexte majoritaire. Graduellement se développe une identité nationale propre, nouvelle, liée à ce territoire où il est possible de se concevoir comme francophone et comme majoritaire.

Néanmoins, durant de nombreuses décennies, l’identité des Canadiens français du Québec demeure à maints égards indissociable de l’identité des Canadiens français dispersés dans le reste du Canada.

Une fois encore, je cite Fernand Dumont : « Dans les dernières décennies du XIXe siècle, et longtemps par la suite, on n’aurait pas pu dissocier la société québécoise de la diaspora francophone en Amérique. Le Québec était situé au centre d’une communauté dispersée pour laquelle il représentait, par ses institutions, une sorte de prototype à reproduire ou tout au moins une garantie de survie. » 

2) La diversité collective

Le début du XXe siècle apporte avec lui plusieurs transformations. Les communautés francophones, plus particulièrement en Ontario et dans l’Ouest, subissent des pressions assimilatrices très fortes. L’enseignement du français est interdit dans les écoles, et l’unilinguisme anglophone est imposé.

La grande crise des années 1930 transforme la manière de concevoir le rôle de l’État dans la société. Le gouvernement fédéral adopte alors une approche interventionniste.

Certains auteurs, à l’extérieur du Québec, commencent à développer une interprétation nouvelle des fondements de la fédération, niant l’idée du pacte entre les deux peuples fondateurs. En effet, pour des auteurs comme Frank Scott et Donald Creighton, le Canada ne serait plus le fruit d’un pacte, mais une simple création impériale. Ainsi, l’équilibre jusque-là maintenu entre deux principes porteurs du fédéralisme, d’un côté l’unité et de l’autre la diversité, est rompu. Cette nouvelle lecture privilégie résolument l’unité au détriment de la diversité.

Les Canadiens français, au contraire, adhèrent toujours à l’idée que le Canada résulte d’un compromis fédératif visant notamment à préserver l’espace francophone canadien et la spécificité de la nation québécoise.

Ces visions concurrentes de ce qu’est et devrait être le Canada contribuent, dès ce moment, à éloigner les deux peuples fondateurs. Au fil des décennies, les Canadiens français aussi s’éloignent les uns des autres.

Le cri de ralliement de Jean Lesage, « Maîtres chez nous », annonce la Révolution tranquille du Québec. Avec cet appel, l’interprétation québécoise du Canada prend un virage important. Si le Québec, c’est chez nous, ailleurs c’est donc chez eux.

Dans le même sens, les États généraux du Canada français, tenus entre 1966 et 1969 et qui rassemblent des centaines de délégués venant de partout au Canada, consacreront, selon plusieurs observateurs, la rupture entre les Québécois et le Canada français, l’événement s’orientant vers les besoins de la majorité francophone québécoise et plus particulièrement vers la revendication des pouvoirs nécessaires à la construction de l’État québécois moderne.

Pour d’autres, l’événement demeure un rassemblement massif témoignant de la pertinence de la francophonie canadienne pour l’avenir du pays. Chose certaine, les assises des États prendront acte du clivage qui s’est établi entre les Québécois et les Canadiens français. En somme, le nouvel espace identitaire lié à l’État du Québec prend ses distances avec les communautés francophones et acadiennes du Canada.

Grand paradoxe, depuis ce temps : c’est au nom du progrès de la langue française que les liens du Québec avec la francophonie canadienne se sont affaiblis. Ce « Maîtres chez nous » des années 1960, qui cherchait en grande partie à renforcer la présence du français, a éloigné le Québec de la francophonie canadienne et affaibli les liens de solidarité entre des citoyens qui partagent le même intérêt et la même aspiration profonde envers le progrès de la langue française. Nous sommes passés de Canadiens français à Québécois, à Franco-Albertains, à Acadiens, etc.

Dans un même temps, d’autres changements importants se déroulent aussi dans les années 1960, qui vont institutionnaliser la place du français comme langue publique au Canada.

En 1965, le rapport préliminaire de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, mise en place par le gouvernement fédéral, fait état de l’urgence de la situation quant à la place des francophones au Canada : « Nous croyons qu'il y a crise : c'est l'heure des décisions et des vrais changements; il en résultera soit la rupture, soit un nouvel agencement des conditions d'existence. »

Pour remédier à la situation, il est recommandé que l'anglais et le français soient déclarés langues officielles du Parlement du Canada, de l'Administration fédérale et des tribunaux fédéraux. En 1969, le français, langue de la minorité au Canada, se voit conférer un statut officiel avec l’adoption par le Parlement fédéral de la Loi sur les langues officielles.

La Loi sur les langues officielles a permis une nouvelle compréhension des concitoyens des autres provinces et des territoires à l’égard du français. La constitutionnalisation de la dualité linguistique, en 1982, a offert un point d'appui et servi de levier pour la progression des services en français.

Après un premier siècle marqué par de nombreuses atteintes aux droits des francophones, une nouvelle tendance s’affirme modestement. Des luttes importantes sont menées en réaction aux politiques répressives et, au fil du temps, la reconnaissance politique des francophones et des Acadiens entraîne des changements sociaux et institutionnels importants, notamment en ce qui a trait aux droits à l’éducation dans la langue de la minorité et à la gestion scolaire.

Une nouvelle légitimité du français apparait. Les écoles et classes d’immersion se multiplient. De nombreux gouvernements provinciaux et territoriaux adoptent des politiques favorables au français. L’Ontario du règlement 17 du début siècle dernier devient, en novembre 2016, l’Ontario membre de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Durant cette même période, le Québec se transforme radicalement. Les francophones ne sont plus des travailleurs de seconde zone. Le Québec inc. se développe. Les jeunes immigrants vont à l’école française, et une majorité de jeunes anglophones choisissent d’apprendre le français. Aujourd’hui, 94 % des Québécois peuvent parler français.

Pour une vaste majorité de Québécois, notre identité repose sur une double appartenance : une allégeance québécoise et une appartenance canadienne.

Cette identité… notre identité n’a plus à être alimentée par le ressentiment ou la peur de l’autre, mais peut plutôt se construire sur notre confiance en nous et sur notre désir de vivre ensemble. Cette identité a mûri; elle s’est affirmée.

Autrefois Canadiens français, puis Québécois, nous nous définissions par opposition soit aux Canadiens anglais, soit aux autres Canadiens. Aujourd’hui, nous préférons affirmer toutes les dimensions de notre identité. Ce que nous sommes est le reflet de nos appartenances plurielles. Particuliers et ensemble. Nous sommes Québécois, et c’est notre façon d’être Canadiens.

3) Les expressions de la diversité

Voilà où nous en sommes aujourd’hui.

Le Québec constitue une entité nationale. La nation québécoise inclut l’ensemble des personnes habitant le territoire du Québec. Elle inclut notamment une communauté québécoise d’expression anglaise, qui dispose de droits et de prérogatives qui lui sont propres.

Elle reconnaît aussi onze nations autochtones. Les groupes autochtones forment également des nations diverses qui ont bénéficié de la Loi constitutionnelle de 1982, dans laquelle les droits existants — ancestraux ou issus de traités — ont été reconnus.

Les communautés francophones et acadiennes du Canada expriment également des identités différentes qui reposent aussi sur des particularités sociologiques et historiques.

Que ce soit pour les Québécois, les Premières Nations ou les francophones et acadiens du Canada, il est nécessaire d’offrir à la diversité collective qu’ils représentent d’être mieux comprise et reconnue. Qu’elles soient d’ordre national ou communautaire, reconnaitre les appartenances particulières liées à ces diversités collectives est la seule voie à suivre pour renforcer l’appartenance commune.

Nous ne sommes pas que des individus désincarnés de toute attache. Nous avons des appartenances plurielles. L’acceptation et la reconnaissance de celles-ci nous permettront d’avoir une appartenance commune.

Discuter des enjeux identitaires et d’appartenance implique nécessairement, pour un pays comme le Canada, d’aborder la question de l’immigration.

Faut-il le rappeler, depuis toujours, le Canada s'appuie sur l'immigration pour relever son défi démographique. Et jusqu'ici, il n'avait que des cibles fuyantes à l'égard de l'immigration francophone et ne disposait pas des outils nécessaires pour maintenir la proportion de francophones au pays.

Un choix s'imposait donc : assumer un véritable leadership pour le progrès du français et agir véritablement pour augmenter la proportion d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec.

C'est ce que les treize premiers ministres des provinces et territoires ont fait, en juillet 2016, lors de la réunion du Conseil de la fédération. Une première en 150 ans! Ils ont fixé une cible de 5 % d'immigration francophone.

En mars dernier, les ministres de l’immigration et de la francophonie de tout le Canada se sont réunis pour la première fois en 150 ans pour donner suite à la décision de leurs premiers ministres. Ce forum historique et ses conclusions témoignent d'une volonté réelle de multiplier les espaces francophones au Canada.

De plus en plus, au Canada, on réalise l'avantage francophone. Il y a 274 millions de francophones dans le monde; il y en aura 700 millions en 2050.

À notre accès au monde anglophone, les francophones du Québec et du Canada ajoutent une fenêtre sur le monde francophone; une fenêtre que les dirigeants politiques du pays veulent ouvrir.

Parce que le français est l'élément fondamental de notre identité québécoise, nous le voulons fort au Québec et dans le monde. Alors, nous le voulons fort aussi au Canada.

Et puis, une plus grande résonance du français au Canada permet aux Québécois une meilleure appartenance au Canada. Le Canada qui ferme la porte au français nous repousse; le Canada qui ouvre la porte au français nous accueille et dit à tous les francophones que leur identité est au cœur du projet canadien.

Une vaste majorité de Québécois, surtout les jeunes, veulent affirmer leur allégeance québécoise et raffermir leur appartenance canadienne. Ils ne veulent pas les opposer; ces appartenances plurielles constituent leur identité.

Le Canada de la diversité, celui qui reconnaît la diversité individuelle, doit ajouter à celle-ci la reconnaissance de la diversité collective, la diversité de nos communautés linguistiques, francophones et anglophones, la pluralité de nos diversités nationales, celles du Québec et des Premières Nations.

Au monde en repli identitaire qui oppose les appartenances, qui choisit l'antagonisme et la crainte de l'autre, il y a un autre modèle à offrir, qu’il nous revient de continuer à bâtir : celui de la reconnaissance de toutes les dimensions de la diversité, celui de l'appartenance commune accessible seulement par l'ouverture aux appartenances de chacun et, donc, favorable aux appartenances plurielles.

Dans un monde inquiet tenté par l’isolement, nous pouvons saisir l’occasion de nous retrouver pour partager et réaliser l’ambition de rapprocher les appartenances plutôt que de les opposer.

Pour cela, il importe de faire lever tous les tabous qui ont fait en sorte que, depuis deux décennies, il n’y a plus de débats dans l’espace public sur la place et le rôle des différentes collectivités dans l’ensemble canadien, sur le fonctionnement du fédéralisme canadien, incluant, à terme, sa dimension constitutionnelle.

L’occasion qui se présente à nous est celle d’un dialogue. Après cette conférence, il nous en faudra dix autres… cent autres. Ce dialogue n’appartient pas en exclusivité aux politiciens; au contraire, il nous concerne tous.

Aux sceptiques de la reprise du dialogue, ceux qui ont connu ou étudié les grands débats constitutionnels de 1980 et 1982, 1987 et 1990, 1992 et 1995 et à ceux qui, comme moi, sont imbibés du dernier demi-siècle, je voudrais dire ceci : l’avenir ne sera pas fait par nous. L’avenir appartient aux moins de 20 ans. C’est à leur tour. Si on pense qu’ils feront l’avenir à notre façon et à l’image de ce que nous avons connu : non.

Les épisodes politiques et constitutionnels qui ont façonné les années 1970, 80 et 90 n’ont pas la même résonnance ou la même signification chez les jeunes que celle qu’ils peuvent avoir chez leurs aînés. D’abord, le Québec et le Canada de 2017 ne sont plus ceux de 1967.

Et puis, la mondialisation, la mobilité croissante, la révolution de l’information et de la communication sont autant de réalités qui changent notre façon de voir le monde, de voyager, de faire des affaires.

Les jeunes Québécois, comme les jeunes Canadiens, vivent au cœur de ces bouleversements et, à ce titre, ils sont des agents de changement et d’ouverture. À leur façon, les jeunes Québécois imagineront le Québec. Avec la jeunesse du Canada, ils réinventeront ensemble le pays. Ensemble, ils apporteront leur contribution au monde.

Le premier ministre Trudeau disait, récemment, à la tribune des Nations Unies, que « le monde avait besoin de plus de Canada ». Je suis d’accord. Mais j’ajouterais que le Canada dont a besoin le monde inquiet d’aujourd’hui, c’est un Canada d’ouverture, de dialogue et de respect de chacun, en tant qu’individu et comme membre d’une collectivité nationale ou communautaire.

Notre jeunesse nous réinventera. Elle fera le Canada de l’avenir, ce Canada qui accueille toutes les dimensions de la diversité et qui s’appuie sur les appartenances particulières pour fonder et raffermir l’appartenance commune. C’est ce Canada dont a besoin le monde.

Merci.